Disques et concerts

 

« Les fantômes d’Hérouville»

Sur un plateau nu, un piano, un homme s’approche, s’assoie devant le clavier. Les doigts de l’homme se posent sur les touches, les premières notes s’envolent, telles des apparitions sonores.

Le pianiste semble envouté par la musique qui surgit soudain.Les fantômes du mythique studio d’Hérouville ont pris possession des mains de Sylvain Griotto, leurs esprits les traversent et demandent à revivre sur scène.

De Chopin à Bowie, de Michel Magne à Higelin, tous veulent pour quelques minutes avoir encore l’occasion d’exprimer leur amour de la musique, leur folie créatrice, ils retrouvent le chemin de la scène par le canal de l’artiste habité qui s’en remet à eux, aveuglément !

Sylvain Griotto n’a pas peur, il a lui-même grandi dans une maison hantée !

Genèse du spectacle

Le Abbey road français, le château hanté du rock, Honky château, nombreux sont les surnoms du château d’Hérouville situé à une trentaine de kilomètres de Paris, dans le Vexin. Cette grande demeure construite en 1740 sur les ruines de l’ancien manoir de la fille naturelle de Louis IV fut aussi un relais de poste ou une sellerie. Elle abrita dit-on les amours secrètes de Frédéric Chopin et Georges Sand.

Passionnée de musique et de cinéma, Catherine Pierre a nourri depuis l’adolescence une passion pour le mythique studio installé au 20ème siècle, qui, à différentes époques, a vu passer tant d’artistes incroyables, créant la légende du lieu.

En janvier 2020 Sylvain Griotto démarre, sans savoir jusqu’où ça le mènera, le projet « C’est mardi matin » sur youtube. Chaque mardi matin donc, il filme avec son téléphone, sur le piano de l’endroit où il se trouve, une interprétation d’un morceau qui l’habite sur le moment, il improvise, mélange parfois plusieurs compositeurs, crée une musique inspirée, au gré de ses doigts et de sa mémoire.

Chaque mardi il maintient le rythme d’une diffusion sur youtube, puis, quand le confinement arrive, il continue et s’ajoute alors, à la demande de ses followers, des lives sur Facebook, qui vont être de plus en plus suivis.

Pour le dernier, avant le déconfinement, Sylvain Griotto ira même jusqu’à interpréter les morceaux que lui demanderont les internautes.

Grace à ces vidéos il est remarqué et programmé 2 années de suite au Festival 1001 notes. Vient alors la proposition de l’enregistrement d’un album sur le label du festival.

Fort du succès de sa prestation à l’Olympia en première partie de Birds on a wire, Sylvain est motivé pour un enregistrement mais cherche une thématique pour que le disque ne soit pas juste un enchainement de morceaux sans liens.

Il en discute avec Catherine Pierre, qui, en pleine lecture de la bande-dessinée « Les amants d’Hérouville » lui dit que ce qui serait vraiment dingue c’est d’enregistrer dans ce mythique studio.

Sylvain Griotto réalise qu’il connait depuis longtemps l’un des nouveaux propriétaires, Thierry Garacino, et dans la foulée s’organise une visite au château d’Hérouville !

Voici donc les 3 montmartrois en route pour un lieu qui reprit vie dans les années 1970 en devenant le premier studio résidentiel du monde grâce à un autre montmartrois : Michel Magne.

Les témoignages sont nombreux pour décrire l’impression que fait la demeure à chaque visiteur. Catherine Pierre et Sylvain Griotto n’échappent pas à la règle, ils sont émerveillés et fascinés par le lieu où règne une ambiance bien particulière.

Au détour d’une rencontre avec Dominique Blanc-Francard, ingénieur du son majeur qui débuta au côté de Michel Magne, se confirme l’idée de laisser les fantômes s’exprimer à travers ce spectacle. DBF raconte, tout d’abord en riant aux éclats, comme il faisait peur aux artistes en résidence, en passant sous les fenêtres avec des draps blancs sur des manches à balai pour simuler des fantômes… Mais soudain il devient plus sérieux et nous raconte sa nuit dans une chambre hantée et le ressenti réel de n’être jamais seul dans les lieux…

C’est cette ambiance à la fois créative, loufoque et mystique que nous ferons revivre sur scène.

« A Queen of heart »

« A queen of heart », créé en Septembre 2013 au théatre de la Bastille est un spectacle de Juliette Deschamps dans lequel j’accompagne Rosemary Standley (du groupe Moriarty), c’est un tour de chant piano-voix, qui mélange standards américains (Rita Haiworth, Peggy lee…), mélodies françaises (de Poulenc à Bashung), allemandes (Kurt Weil, Marlene Dietrich ) passés par mon filtre pianistique.

Johnny Guitar (Peggy Lee), extrait du salon de musique d’Arte, Décembre 2013:

Babet : « Piano-Monstre »

En 2010 pour son 2ème album en solo : «  la chanteuse-violoniste du groupe « Dionysos » a fait appel à moi pour colorer pianistiquement les 13 chansons du disque, un enregistrement dans lequel apparaissent Edouard Baer, Arthur H, Hugh Coltmann et Mathias Malzieu.

Je pense à nous / Le bel été, Francofolies de la Rochelle:

Tes yeux dans ce bar, Live Le MOUV:

Carp : « Daywalks »

Entre 2009 et 2011, je rejoins le groupe CARP d’abord au clavier, puis au piano, nous enregistrons en Juin 2010 le 2ème album « Daywalk » paru chez Squaredogs

Session « le transistor »:

When I Try

Mistery